Nous sommes parents ! Vie de jeune parent de Marinarose

par | Jan 11, 2021 | Vie de Parent | 0 commentaires

Hello !

On se retrouve aujourd’hui pour la partie 2 de l’article « Nos 5 premières décisions de parents ». Ce précédent article semble vous avoir beaucoup plu. En voici donc, comme promis, une autre version qui se concentre sur nos choix de parents mis en place post-partum soit pris et appliqués bien après l’accouchement. C’est parti !

Encore une fois, je précise que ce sont NOS choix, que nous ne prétendons pas faire les meilleurs. Ils sont en accord avec NOS valeurs et NOS envies et elles sont propres à chaque parent. Le but, ici, est de partager NOTRE expérience et en aucun cas de condamner toute autre façon de voir ! Bisous !

1- La langue des signes pour bébé

Lors de ma grossesse, j’ai découvert la chaine Youtube de Marie (Littlebunbao) qui est interprète en langue des signes française (comprenez LSF) et partage son expérience sous forme de vidéos. Nous aimions beaucoup l’idée de lever les frustrations de notre fille en mettant des signes sur certains mots du quotidien et ainsi pouvoir échanger avec elle avant que sa parole ne soit développée. Vous comprendrez que nous n’utilisons que la LSF et pas sa version anglaise mais mon mari utilise les mêmes signes que moi sur les même mots en anglais. Ainsi, la LSF (avec de vrais signes et pas une LSF revisitée) est devenue un « pont » entre les deux langues que nous parlons.

Fun fact: nous l’utilisons même entre nous pour échanger lorsque petite fleur dors 😂

2- L’éducation bienveillante

Il est difficile pour moi d’imaginer qu’une éducation puisse être « malveillante » mais c’est le terme qui est employé pour définir ce que nous appelons, nous, l’éducation par l’exemple. Afin d’éviter toute frustration ou sensation d’incompréhension de la part de notre fille, nous avons décidé de l’accompagner en la considérant comme une personne à part entière avec ses envies, ses émotions (sur-développées à son âge), ses besoins… Nous prenons donc chacun de ses pleurs comme un message (pas toujours facile à comprendre) et avons totalement banni l’idée de caprice/comédie… Attention, nous ne prônons surtout pas le laxisme qui semble, pour nous, être une forme d’indifférence et de je-m’en-foutisme envers l’enfant et sa sécurité. Bref, bébé fleur a le droit à sa « voix » et à toutes ses émotions comme mon mari et moi et nous sommes là pour assurer sa sécurité qui est notre limite et notre cadre, sa SECURITE (ainsi que son respect et celui d’autrui, bien sûr) ! Ce que nous entendons par « éducation par l’exemple », c’est aussi que l’on considère qu’il est de notre devoir de montrer l’exemple (incroyable !). Le mensonge est donc évité sous toute forme: père Noël, petite souris, et tout autre stratagème pour « avoir la paix » 😂 qui pourrait être considéré comme trahison pour un petit être aussi émotif. Nous souhaitons que petite fleur soit polie et calme alors nous essayons au maximum de lui parler calmement et d’être polis en toute circonstance. Nous la faisons participer à nos taches « ménagère » en la portant en écharpe ou en lui donnant des ustensiles sécurisés pour nous aider afin qu’elle prenne plaisir à participer à la vie en communauté. Nous ne souhaitons pas qu’elle soit violente donc toute forme de violence est bannie où que l’on soit.

Comment apprendre à un enfant à bien faire si on fait mal nous même ?

3- Favoriser les jouets dit d’action

Effectivement, afin de favoriser au maximum son autonomie, nous mettons la priorité sur les jouets d’action soit ceux qui ne fonctionnent pas seuls. Par exemple, un instrument de musique plutôt qu’un piano qui chante tout seul dès qu’on appuit sur une touche. Ceci dans le but de la rendre actrice de sa vie et autonome par ses propres moyens.

4- La DME

Bien qu’elle n’est pas pu être facile et même impossible pour nous, nous avions le souhait d’inclure les aliments solides grâce à la Diversification Menée par l’Enfant. En résumé (je ne suis pas une pro), c’est le fait de commencer la diversification alimentaire à partir de 6 mois et quand l’enfant se tient assis seul dans sa chaise. Le but est de lui donner dès le début des morceaux de tailles, de formes et de textures adaptées, oui oui, des morceaux ! Ainsi, l’enfant mange SEUL dès ses 6 mois en portant les morceaux à sa bouche. Autonomie, dextérité et motricité fine bonjour ! Mais pourquoi a-t-il été impossible pour nous de la mettre en place ? Etant jeunes parents, nous faisons une grande confiance à notre médecin qui nous a conseillé de commencer la diversification en donnant à la cuillère des purées à notre fille dès 4 mois. Tout s’est très bien passé puis, en nous informant plus sur le sujet, commencer une DME à 6 mois alors que l’enfant est déjà habitué à ce que la nourriture arrive dans sa bouche déjà mixée est compliquée. En effet, l’enfant risquerait de ne pas comprendre la rupture d’habitude et développer un trouble du comportement alimentaire. Il faut donc s’entourer de professionnel de la nutrition mais, confinement oblige, nous n’avons pas pu… Voilà toute l’histoire… J’avoue qu’en plus, j’avais un peu peur des risques d’étouffements et donc, je n’ai pas plus approfondi. Nous proposons cependant parfois des bâtonnets de nourriture à notre fille sous surveillance pour nous « consoler » et elle adore ça (notre médecin approuve).

5- L’IEF

Comprenez l’Instruction En Famille. Même si j’imagine déjà la tête de certains avec amusement, nous réfléchissons encore aujourd’hui avec mon mari à cette possibilité qui nous tente bien. Nous faisons déjà participer notre fille à des activités en groupes d’enfants pour la socialiser. La socialisation n’est donc pas un problème. Et, bien que nous ayons plutôt bien vécue notre scolarité, l’idée nous trotte dans la tête. Nous avons conscience que c’est de l’investissement de temps et d’énergie. Mais aussi qu’aller à l’école est aujourd’hui une normalité pour beaucoup. Alors pourquoi ? Et bien parce que partager le savoir est une idée qui nous plait beaucoup à nous deux et que nous sommes tellement imprévisibles que nous préférons nous éviter cet « obstacle » dans notre vie. J’entends par là: les périodes de vacances bondées car « imposées pour tous », l’ancrage géographique, suivre un programme et pas l’enfant tel qu’il évolue (plus ou moins vite). Nous trouvons aussi que l’école laisse peu de place à la singularité.

Et voilà pour aujourd’hui, encore une fois, j’ai bien conscience que certains de nos choix paraissent lunaires, je dirais juste qu’ils nous reflètent ! N’hésitez pas à me donner votre avis et à me partager vos choix de parents sur les réseaux: Facebook, Instagram. A très vite !

Marina.

Article issu de mon blog personnel marinarose.fr